Alimentation : un levier puissant pour notre santé et celle de la planète

Alimentation : un levier puissant pour notre santé et celle de la planète

Savez-vous que plus de 730 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim, et que 2,5 milliards d’humains sont en surpoids à cause de la malbouffe ? Soit 43% de la population adulte mondiale.

Manger est un acte quotidien, banal en apparence. Et pourtant, nos choix alimentaires ont des conséquences profondes : sur notre santé, bien sûr, mais aussi sur l’environnement, les ressources naturelles, la biodiversité et même le climat. À l’heure des crises écologiques et sanitaires, réfléchir à ce que nous mettons dans nos assiettes devient un acte de lucidité… et de transformation. Pour mémoire, nous ingurgitons autour de 100 tonnes d’aliments solides et liquides sur une vie !

Une alimentation saine pour un corps en équilibre

L’alimentation est le premier facteur de risque évitable de mauvaise santé (source : rapport du Sénat 2020).

Les études convergent : une alimentation riche en aliments d’origine végétale (fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, oléagineux) et pauvre en produits transformés diminue les risques de nombreuses maladies chroniques : diabète de type 2, obésité, maladies cardiovasculaires, troubles digestifs, certains cancers.

Les fibres, antioxydants, vitamines et minéraux contenus dans les aliments bruts participent à renforcer notre microbiote intestinal, à réguler notre métabolisme, et à soutenir notre système immunitaire. Inversement, une alimentation ultra-transformée, riche en sucres ajoutés, graisses saturées, additifs et sel nuit à notre santé, parfois dès le plus jeune âge.

Des impacts profonds sur l’environnement

L’alimentation n’est pas neutre écologiquement. Selon la FAO, le système agroalimentaire mondial représente environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre. L’élevage intensif contribue à la déforestation, à la pollution de l’eau et à l’appauvrissement des sols. Les monocultures, elles, épuisent la biodiversité et nécessitent pesticides et engrais azotés, dont les effets sur la santé sont de plus en plus documentés.

En choisissant une alimentation plus végétale, locale, de saison et peu transformée, on peut réduire notre empreinte écologique de manière significative. Une étude de 2020 montre qu’un régime végétarien diminue les émissions de gaz à effet de serre de près de 50 % par rapport à un régime occidental standard.

L’alimentation, un pont entre santé humaine et santé planétaire

Le concept de One Health rappelle que la santé humaine est liée à celle des animaux et des écosystèmes. Or, notre système alimentaire actuel fragilise tous ces équilibres : antibiotiques dans l’élevage, disparition des insectes pollinisateurs, maltraitance animale, destruction des forêts primaires pour produire de l’huile de palme ou du soja.

Face à cela, des alternatives existent : agriculture biologique, agroécologie, circuits courts, permaculture… mais aussi éducation à l’alimentation dans les écoles, politique de santé publique dans les cantines, ou encore affichage nutritionnel et environnemental des produits. A noter que la commercialisation en circuit court est beaucoup plus fréquente en agriculture biologique (chez plus de 90 % des maraîchers bio) qu’en agriculture conventionnelle (moins de la moitié des maraîchers) (source).

Un acte politique au bout de la fourchette

Bien manger est un droit fondamental, mais aussi un enjeu social. Les inégalités d’accès à une alimentation saine sont criantes : zones rurales sans commerces, alimentation ultra-transformée à bas coût, hausse des prix du bio… Les solutions passent aussi par des politiques publiques courageuses : taxation des produits les plus polluants, soutien à l’agriculture durable, éducation nutritionnelle, aides alimentaires de qualité.

En conclusion

Changer notre alimentation, ce n’est pas tout changer… mais c’est changer une chose qui change tout. Pour notre cœur, notre santé mentale, nos enfants, nos agriculteurs, nos paysages.

Manger mieux, c’est semer un avenir plus sain – en nous, et autour de nous.